Stoïque et ascète né en Bétique
Erudit comme son père Le Rhéteur,
Niant point ses idées philosophiques
En incluant dans ses œuvres littéraires,
Que seule l'âme lui est propre et considère
Une vie sage dans l'action comme divine
Et parfaite dans un modèle de création.
La politique lui sied grâce à son éloquence.
Une carrière dans ce domaine l'encense.
Caligula en sa maison familiale l'accepta,
Il fuira, quand Claude devint Empereur,
Utilisa sa plume quand en Corse s'exila,
Son œuvre « Consolation à Marcia » acheva.
Agrippine, en quarante neuf, à Rome le rappela
Néron enfant devint son élève et lui précepteur.
Nul ne put influer sur ses profondes méditations,
Alors, ses œuvres dramatiques de genres divers,
Exprimées de façon oratoire, voire outrancière,
Une enflure de style et de caractère pathétique,
Sont les marques propres à ses théâtrales aspirations.
Sénèque, par « Les troyennes » ou « Hercule furieux »,
Essentiellement, à leur paroxysme, entraîna ces passions.
Nommons encore « Médée » ou « Phèdre ou « lettres à Lucilius »
Et si la dialectique n'était pas son fort, il fit au mieux,
Car c'était un homme avec un sens aigu de l'observation
Avec psychologie, comme une diatribe, en l'argumentation. |